On a profité des derniers instants, sans pour autant vraiment les accepter, car c'étaient les derniers, avant on ne sait encore combien de mois...J'ai été heureuse de venir te chercher mardi, de te rentrer dedans sur le quai à en avoir mal, heureuse de t'avoir présenté mon Flo', et enfin, ma vie chez moi jour après jour, car on avait juste vécu ensembles toute l'année, mais pas dans ma maison. Je ne regrette rien. Rien, même la place que tu prenais dans mon lit cette nuit-là. T'offrir une barbapapa bleue, faire du carousselle avec toi, t'emmener au cinéma, te barbouiller et t'emmener au cirque, ont je l'espère égayer tes journées avec moi. Parfois jme dit qu'on aurait pu vivre ensembles. Mais quand ce matin, je t'ai emmené à la gare, après avoir composté ton putain de billet à destination de là-bas, quand je suis montée dans le train avec toi, ma seule envie était d'y rester, de partir avec toi, mais pas de redescendre. Et pourtant. Vers 11h, quand la voix horrible de la gare a dit que ton train partait, je suis descendue, j'ai posé ma main contre la vitre, tu as posé la tienne dessus aussi. Le soleil qui brillait faisait un contre jour, je ne te voyais pas, c'était dommage, pourtant, je savais que tu répondais au coeur que je faisais avec mes mains, je le savais... Et quand déjà, le train a fermé ses portes, qu'il a commencé à avancer, j'ai marché sur le quai, pour partir avec toi... Mais ce train s'est enfuit, et tu étais dedans... J'ai pas pleuré , comme je te l'avais promis, enfin pas directement ... J'ai attendu que tout le monde quitte ce quai, il ne restait plus que moi, et je voyais encore à peine ton train, quand tout d'un coup, la tristesse m'a prise à la gorge, et m'a faite pleuré ... Il y avait du vent, et ça cachait mon visage plein de larmes, les gens me regardaient avec pitié, et j'avais envie de leur dire ... Je l'aime. & C'est ça le plus important.