Je pourrais me jeter de la Loire de là où je suis
Je m'en foutrais de souffrir physiquement,
De ne plus manger, de ne plus dormir,
De vivre comme un zombi
Me faire agresser, me faire frapper,
Plus rien ne me fait peur...
Mais s'il y a une chose que je ne veux pas,
C'est le perdre, qu'il ne m'écoute plus,
Qu'on ne se voit plus, Qu'il s'en foute de moi
Qu'il me remplace, qu'il m'oublie,
Ca non, je ne le veux pa.
Comprends moi, écoute-moi,
Essaye au moins
Mes larmes crient ma détresse
Mon regard lutte contre mes peurs
Tu vois tout ça, non ? et pourtant...
J'ai tellement l'impression de te perdre ...
Tu peux me dire que tu n'as pas changé, le tout est encore de m'en convaincre... Peux-tu me dire combien de temps nous avons passé ensembles depuis la rentrée ? Peux-tu me dire combien de temps nous passions ensembles avant ? Toutes les petites attentions dont tu faisais preuve avant ont disparues... Le Thibaut que j'ai connu, celui que je pleure a disparu désormais. L'absence de ma meilleure amie est géographiquement horrible, la tienne est pire. Tu es là physiquement, mais ton attention, tes pensées sont ailleurs. Si je suis allée sur les bords de Loire mercredi, ce n'était pas pour sauter, c'était pour faire ce dont je te parlais depuis des mois, cette petite balade là-bas... Malheuresement, je n'ai pas réussi à laisser mes souffrances là-bas... J'ai bien peur que ton nom ne m'inspire plus que douleur, pleurs, nostalgie et souvenirs... J'ai bien peur que tu ne sois devenu un beau-parleur à mon égard. J'ai bien peur que tu ne m'oublies, que tu m'abandonnes, je sais que ce mot t'as auparavant fait sauté au plafond, mais réfléchi à ce que tu fais pour moi ces derniers temps... Ne me dis pas que j'en demande trop, avant tu donnais de cette amitié sans compter mais tu ne fais plus que de parler d'amitié... Sans jamais rien faire.